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La bague dans tous ses états ! Près de 2000 bagues pour le plaisir des doigts.
En 2009, Lily Yung, créatrice de bijoux et designer de Toronto, invitait une dizaine d’artistes à prendre part à un projet fou ; créer une centaine de bagues chacun, soit 144 pour un total de 2010. L’objectif de cette exposition était d’explorer les diverses avenues que peut prendre la bague. Du ready-made, à l’Arte Povera, en passant par l’éphémère, à l’utilisation des nouvelles technologies, abordant des thèmes comme l’écologie et le recyclage, les propositions des artistes sélectionnés surprennent, stimulent notre esprit et animent nos sens. Plastique, porcelaine, bois, résine, papier et aussi les matériaux traditionnels sont employés sous des formes inattendues. Dévoilée en primeur à la galerie *new* de Toronto en octobre dernier cette exposition sera présentée du 10 mars au 10 avril 2011 à la Galerie Noel Guyomarc’h.
Au printemps 2010, la commissaire et artiste participante Lily Yung proposait cette exposition à la galerie. Mais en aout, Lily Yung décédait des suites d’un cancer. Par cette exposition, la Galerie Noel Guyomarc’h rend hommage à la co-fondatrice de la Galerie *new*, lieu dédiée aux métiers d’art contemporain, à l’éditrice de la revue new views, mais surtout à l’artiste qui n’a cessé de se renouveler, de questionner son art et son milieu, d’expérimenter. Elle a pris part à plus d’une soixantaine d’expositions collectives et individuelles, et a reçu de nombreux prix d’excellence et de bourses de créations. Peu de temps avant son décès, l’Ontario Craft Council lui décernait le prix John Mather pour l’ensemble de sa carrière. Ses œuvres sont incluses dans de nombreuses collections privées et publiques. Le Musée des beaux-arts de Montréal faisait l’acquisition d’un vingtaine de ses créations en 2010. Après l’obtention de son Doctorat en microbiologie à l’Université d’Alberta en 1975, Lily Yung, originaire d’Hong Kong, s’installe à Toronto où elle se dédie à l’impression, avant d’entamer dès 1986 quelques expérimentations en création de bijou. Colorés, animés, avec des formes simples en trois dimensions, ses premiers bijoux, réunis sous le titre «Plastic Work» rappellent de petits mobiles. Yung explore au cours des années suivantes les techniques du crochet et de dentelle, intégrant parcimonieusement des cristaux et pierres semi-précieuses. Ces collections intitulées «Olympian Offerings», «Dreaming Pharaoh» et «Gossamer» font référence à la mythologie gréco-romaine, égyptienne, ou encore aux portraits d’art flamand et hollandais. Chacune des œuvres sera toujours présentée dans des contextes spécifiques créés par l’artiste. Les exigences que réclament ses créations poussent Yung vers d’autres avenues. En 2003, récipiendaire d’une bourse dans le cadre du programme «Artistes en résidence et recherche » du Conseil des arts du Canada, elle explore les possibilités plastiques de nouveaux matériaux industriels tout en travaillant à l’application et au développement de technologies de fabrication, dont le prototypage rapide et virtuel. Elle emploiera ces nouvelles techniques (SLS, laser, SLA, ZCorp…) pour créer des bijoux en silicone, en feutre, en poudre de résine, de nylon et de verre… Étonnement les formes organiques et géométriques interpellent, comme si on retrouvait les premiers intérêts de l’artiste pour la microbiologie. L’œuvre de l’artiste impressionne par sa recherche constante de renouvellement tant esthétique que formel. En 2002, Yung avait pris part à l’exposition itinérante au Canada et aux États-Unis «Matières et Couleur», organisée par la galerie Noel Guyomarc’h. «Nouvelles Explorations» était le titre de son exposition individuelle présentée en 2006. La galerie a perdu une importante artiste, et par cette exposition veut lui rendre un hommage. Une conférence sur la carrière de Lily Yung sera donnée à l’École de Joaillerie de Montréal le 25 mars 2011 dès 17h30 par Noel Guyomarc’h. |
BETH ALBER
«Les bouteilles ont été trouvées dans le caniveau en me rendant au travail, au centre sportif, à mon université, au cours de mes voyages en Colombie Britannique et en Ontario. Des collègues, des amis, et ma famille les ramassaient également pour moi. Ces bouteilles usagées sont partout. Pourquoi? Les bagues de cette collection initient une réflexion plus importante: les sources d’eau et enfouissement/recyclage.»
Beth Alber enseigne à l’Ontario College of Art and Design de Toronto. Joaillière et orfèvre professionnelle depuis 1974, Alber a participé à de nombreuses expositions en Amérique du Nord. Bagues en plastique |
LOIS BETTERIDGELois Etherington Betteridge, orfèvre, a obtenu au cours de sa carrière exceptionnelle de près de 60 ans une reconnaissance qui a dépassé nos frontières. Elle est récipiendaire du prestigieux prix Saidye Bronfman (1978), est membre de l’Académie Royale des Arts du Canada. Lois a été intronisée de l’Ordre du Canada (1997) et a reçu le Lifetime Achievement Award de la Society of North American Goldsmiths (2010). Elle a enseigné les 20 étés à Haliburton School of Arts. Plusieurs expositions en hommage à son œuvre ont été présentées en autres, en 2000 au Macdonald Stewart Art Centre de Guelph(ON) et à la Art Gallery of Nova Scotia à Halifax(NS), puis en 2008 à Jonathon’s Gallery in London(ON) pour les 80 ans de l’artiste. Ses œuvres sont incluses dans de nombreuses collections privées et publiques, en autres au Musée canadien de la Civilisation, au Victoria and Albert Museum de Londres(GB), et au Royal Scottish Museum d’Édimbourg(GB).Bagues en argent et plastique |

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TERESA BIAGI «La création de ces 144 bagues a représenté un parcours entre deux frontières : en premier lieu, la Nature, fluide et souple, et en second temps, la Géométrie, absolue et précise. À fouiller entre leurs espaces, au sein de neuf propositions sur des thèmes divers, «Géométrie Organique» est devenue le lien entre ces deux frontières, et l’union entre ces deux oppositions.»Née à Tampico au Mexique, Teresa Biagi a déménagé au Canada en 2001. Depuis 1982, elle a pris part à de nombreux projets dans différents sphères du design tant au Mexique qu’au Canada. Privilégiant l’utilisation de logiciel de modelage 3D, elle crée de nombreux designs pour sa propre production mais aussi pour des bijouteries et manufacturiers.Bague en argent sterling
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WING-KI CHANUne Grosse d’Engagement— «Le jonc a été utilisé comme un symbole de l'engagement à travers les siècles. Pour rendre hommage à cette tradition et à la forme belle et intemporelle de l’anneau, 144 joncs ont été utilisés comme base pour créer ce groupe de travail.»
Wing-Ki Chan a reçu sa formation à Hong Kong, aux États-Unis et au Canada. Elle a obtenu son baccalauréat en beaux arts de l’Université du Texas, à Austin, et sa maîtrise en beaux arts du Nova Scotia College of Art and Design à Halifax. Elle poursuit une carrière comme joaillière autonome en créant à la fois des pièces uniques et de production limitée qu’elle a exposées aux États-Unis et au Canada Sa passion pour l’enseignement est née au cours de son assistanat durant des études. Chan a rejoint l’équipe d’enseignement du Georges Brown College en 1997. Bague en argent sterling |

LISE DOWNE«Ces bagues font parties d’un ensemble important, inspiré par les matériaux trouvés dans mon environnement immédiat. Cette approche de fabrication a été l'occasion d'explorer les possibilités de conception, libre des considérations habituelles de valeur et de durabilité. Bon nombre de ces bagues sont fragiles. Les objets trouvés – naturels et anthropiques –, en plus de matériaux de mon environnement ont été employés. L’idée de bagues en permanence dans la tête, je commençais à en voir partout.» Artiste peintre de 1977 à 1986, Lise Downe s’oriente en création de bijoux et suit une formation au Georges Brown College et à l’Ontario College of Art and Design de Toronto. Récipiendaire de plusieurs prix de l’Ontario Craft Council et du Metal Art Guild of Ontario, Downe a depuis participé à de nombreuses expositions au Canada. Parallèlement à sa pratique, elle est critique d’art et a publié plusieurs recueils de poésie.
Bagues en acier et caoutchou—bois |
LORI MYERS«Les bagues de la série Round Trio explorent les contrastes de couleur, de forme et de texture. Bien que je pense à la bague comme un symbole, et comme une représentation de traditions, porter une bague peut aussi être un voyage et initier la contemplation. Ainsi, considérer l’effet de roulement d'un anneau et entamer un voyage. Suivre le jonc, tourner en rond, en rond... en cercles. Le long d'un chemin. Jusqu’à un ruisseau. À côté de l'océan.»
Orfèvre primée et designer de bijoux, Lori Myers a poursuivi des études intensives en arts appliqués et nouvelles technologie au George Brown College et obtient son diplôme à la fin de sa formation. Influencée par la musique, les romans, les films et un amour de longue date pour les artefacts, elle cherche des contrastes occasionnés par la juxtaposition de forme, de texture, d’ombre et de lumière. Myers travaille avec des métaux et des pierres pour créer des objets à chérir, pour toujours.
Bagues en argent, cuivre, or 14kt |

MICHELE PERRASCollection Magneto«Pour 2010 bagues, j'ai exploré les relations entre l'éphémère et l'attraction. Utilisant des aimants et de la poussière d'acier, ces bagues sont toujours un peu déséquilibrées et peu maniables et ont une existence propre. Conscients de leur environnement, elles modifient leur propre état et elles se transforment en état d’objets.»
Michele Perras est une conceptrice et une chercheuse qui se concentre sur les relations entre design, affaires et technologie. Elle est directrice du Mobile Experience Innovation Centre, un organisme à but non lucratif dédié à la conception du leadership, la recherche appliquée et innovation dans l'industrie de la téléphonie mobile au Canada. Au cours des dix dernières années, Michele a travaillé avec un large éventail d'organisations dans le monde universitaire, à but non lucratif et dans le secteur privé, assurant la direction, l’installation et l'élaboration de programmes. Intéressée par le travail du métal, elle est professeur titulaire de cours à l'Université de l'OCAD. Elle a exposé son travail à l'échelle nationale et internationale.
Bague en argent et aimants |
SARAH TROPERSarah Troper a obtenu son baccalauréat en beaux arts au Nova Scotia College en Art and Design en 2000 et sa maîtrise à la State University de New York à New Paltz en 2008. Elle a été artiste en residence pendant trois ans au Harbourfront Center de Toronto.Ses créations ont été présentées dans de nombreuses expositions nationales et internationales. Elle a reçu de nombreux prix et honneurs du Conseil des arts du Canada, de l’Ontario Crafts Council, de la State University of New York à New Paltz et du Nova Scotia College of Art and Design. Parallèlement à sa pratique en atelier, Troper enseigne actuellement au Georges Brown College de Toronto.Bague en papier et élastique |

PAMELA RITCHIE«Pour 2010 bagues, j'ai revisité un thème exploré en 2003. A cette période, je prenais soin de ma mère et pensais à la maternité, la sienne et la mienne. Dans cet esprit, j'ai expérimenté avec des matériaux et des procédés utilisés par les enfants dans leurs travaux d’artisanat avec leurs mères.Bien que les méthodes actuelles ont différé, l'intention générale demeure la même. De nombreux résultats ressemblent aux bouquets au petit bonheur que nous offrions à nos mères quand nous étions jeunes.»
Pamela Ritchie, artiste-joaillière de Halifax, Nouvelle-Écosse a d’abord étudié au Nova Scotia College of Art, où elle y a complété une maîtrise an Beaux-arts. Elle a ensuite poursuivit par des travaux de recherches postdoctorales en Norvège. Le travail de Pamela Ritchie a été maintes fois présenté dans des expositions individuelles et collectives, en plus de régulièrement apparaître dans plusieurs publications internationales. Parmi les principales institutions qui collectionnent les œuvres de Pamela Ritchie, se retrouvent le Musée Canadien de la Civilisation; le Kundstindustrimuseum de Norvège ; et la Nova Scotia Art Bank. Défenseur du bijou canadien, elle a agit à titre de conférencière au Canada, en Angleterre, aux États-Unis et en Corée. Parallèlement à sa pratique artistique, Pamela Ritchie est actuellement Professeur de joaillerie et Présidente de la chaire de métiers d’arts au Nova Scotia College of Art and Design(NSCAD), à Halifax. En 2010, elle présentait sa plus récente collection With-In à la galerie Noel Guyomarc’h.Bague en argent et plastique |

TIANA ROEBUCK«Pour cette exposition, j’ai choisi de travailler avec des matériaux rudimentaires qui sont une réminiscence de projets d’artisanat de mon enfance. De ces matériaux, coton, fil et papier au plastique “Shrinky Dink” plus récent, ils sont traités et transformés par des techniques d’emballage, de nouage et de couture en une petite série d’objets d’explorations.» Tiana Roebuck est diplômée du Nova Scotia College of Art and Design et a été résidente au Harbourfront Center. Artiste multi-disciplinaire, elle crée à la fois des œuvres portables, des sculptures et des installations utilisant les techniques textiles, la photographie, et s’inspirant des récits de familles et de proches. Répétition, format et motifs ressortent de son travail par les mouvements et les petites histoires racontées par superpositions, plis et découpages. Elle explorait plus récemment ces thèmes et ces processus dans une série de vidéos d’animation en stop-motion et d’installations. Elle est actuellement à terminer sa dernière année d’études à la Cranbrook Academy of Art à Bloomfield Hills, Michigan pour l’obtention de sa maîtrise en textile. Bague en coton et papier |
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ANNEKE VAN BOMMEL
«Tree Rings, une collection de bagues en porcelaine et fabriquées à la main explore les problématiques écologiques de la déforestation, de l’abandon, du passage du temps et de la mémoire. Chaque bague, construite individuellement, est un petit “fantôme d’arbre” ou le symbole de ce qu’il a été.» Anneke van Bommel est diplômée du Nova Scotia College of Art and Design, Halifax et a été artiste en résidence au Harbourfront Center de Toronto. Elle est récipiendaire de plusieurs prix et bourses en autre du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des Arts du Canada. Ses créations ont été présentées dans différentes expositions nationales et internationales. Plusieurs articles sont parus dans divers magazines, numériques et imprimés. Elle enseigne actuellement au Georges Brown College de Toronto, après avoir enseigné quelques sessions à l’Ontario College of Art and Design, Toronto et au Nova Scotia College of Art and Design, Halifax. Bagues en porcelaine |

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LILY YUNG Bagues en résine ( technique du Selective Laser Sintering), 2010 |


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Galerie Noel Guyomarc’h 4836 boulevard St-Laurent, Montréal (Québec),H2T 1R5 Téléphone : 514-840-9362 Courriel : info@galerienoelguyomarch.com |